L'Association Cinéma Saint Gilles

Actuellement...

Le cinéma associatif Saint-Gilles est géré par une association à but non lucratif (type loi 1901).

Elle est composée d’une équipe de bénévoles qui s’appuie sur l’expérience de 3 salariées.

  • BENEVOLES : L’association compte actuellement plus de 110 Bénévoles qui œuvrent au quotidien dans les 3 fonctions principales suivantes :

- Caisse : Accueil des spectateurs, billetterie et confiserie

- Contrôle : Gestion des flux d’entrée et de sortie. Contrôle des billets

- Cabine : Gestion des séances 

Les bénévoles interviennent également dans d’autres fonctions secondaires (distribution des programmes, gestion de la confiserie, ménage…)

  • SALARIEES : L’association compte 3 salariées :

- Manon Gaudray, responsable du cinéma, en charge de la programmation (publique et scolaire), des animations et de la communication

- Mélanie Brégeon, responsable technique du cinéma

- Nadine Bertin, en charge de la comptabilité de l’association  

  • ADMINISTRATION : L’association est administrée par un Conseil d’Administration composé de 12 membres.

 

Retour sur 99 ans d'existence...

1906

Dès 1906, le diocèse de Nantes organise la circulation de films d’un patronage à un autre, grâce aux « Lanternes magiques ». A cette époque ces films abordent uniquement des thèmes religieux.

Il faut attendre la fin de la guerre de 1914-1918 et l’apparition de l’appareil de projection « Pathé rural » pour voir le cinéma s’implanter définitivement dans la vie des communes du Pays de Retz et devenir une activité culturelle incontournable.

1921

Si dès 1918, nous trouvons une activité théâtrale à la salle Saint Gilles, c’est le 26 décembre 1921 que naît officiellement l’Association Saint Gilles : association d’éducation populaire proposant projections cinématographiques, musique, sports, conférences. Le siège est au 54, rue de Paimboeuf, devenue depuis rue de Verdun.

Le bureau est alors composé de 18 membres.

Le Saint Gilles sera dirigé presque exclusivement par des prêtres jusqu’aux années 70.

Sont proposés alternativement des représentations théâtrales et des projections cinématographiques.

1933

Le cinéma parlant arrive au Saint Gilles.

A cette époque, les séances sont programmées uniquement le week-end à 15h et/ou à 20h30.

Sont diffusés en plus des films de fiction, des documentaires, des dessins animés et les actualités cinématographiques Pathé notamment.

1939-40

Des séances sont programmées au profit des soldats mobilisés.

Sous l’occupation, des spectacles sont proposés le week-end, des galas de bienfaisance sont programmés au profit des prisonniers en Allemagne notamment.  L’Arbre de Noël du Maréchal qui doit avoir lieu dans toutes les communes a lieu à la salle Saint Gilles.

En 1945, avec la libération de St Nazaire, les activités reprennent « normalement ».

1949

Dans l’ouest de la France, les patronages réorganisent leurs activités cinématographiques en créant le GASFO (Groupement des Associations des Salles Familiales de l’Ouest), chargé de coordonner la distribution des films pour tous les cinémas catholiques bretons.

Le GASFO diffuse, auprès des paroisses, un bulletin hebdomadaire sur les valeurs chrétiennes des films diffusés : « la côte morale des films » comprenant 6 catégories de films. (pour tous / pour familles / pour adultes / pour adultes strictement avertis / à déconseiller / à proscrire).

La fréquentation cinématographique en France est alors à son apogée (autour de 400 millions d’entrées) jusqu’au milieu des années 60, période à partir de laquelle beaucoup de foyers se sont désormais équipés d’un poste de télévision.

1964

La salle du Saint Gilles s’agrandit de 10 mètres offrant 313 places rénovées et un bar.

1968

La SOREDIC remplace le GASFO et réoriente sa politique vers la modernisation des salles afin de lutter contre la désaffection des cinémas. La SOREDIC ouvre en plus d’un service de distribution de films (qui deviendra en 2005 Cinédiffusion et qui est actuellement toujours l’entente de programmation du Cinéma Saint Gilles), une coopérative d’achat de matériel et de confiserie.

1970

La côte morale des films disparaît.

Le Saint Gilles conserve une activité théâtrale et ouvre aussi sa salle à des associations telles que Connaissances du Monde.

1978

Le Saint Gilles cesse de programmer les actualités cinématographiques (alors préparées par Gaumont). Le cinéma développe des séances spécifiques pour les élèves des collèges et écoles de Pornic (ce sont les débuts des dispositifs d’éducation à l’image) et ouvre sa salle à l’université permanente de Nantes.

1983

Au début des années 80, les salles doivent affronter une nouvelle baisse de fréquentation liée à l’arrivée des cassettes VHS et de Canal+ qui diffuse des films récents à la télévision. Beaucoup de salles de l’Hexagone ferment et le Saint Gilles n’échappe pas à la crise et frôle la faillite. Le 19/12/1983, l’association change ses statuts, une déclaration de la nouvelle association gérant le cinéma Saint Gilles est donc créée : Amicale du Personnel du Cinéma Saint Gilles.

1987

La salle dont les murs sont achetés par la mairie à l’évêché de Nantes en 1991. L’Association rejoint progressivement le réseau des cinémas Art et Essai.

Pour compenser la baisse de fréquentation, le cinéma cherche de nouvelles recettes. La publicité apparaît sur les prospectus, ainsi que sur un rideau spécifique devant l’écran du cinéma. Elle représente alors 23% des recettes en 1982.

En été, 10 séances par semaine sont programmées – le reste de l’année, le cinéma programme uniquement 3 séances le week-end.

1996

L’association fait de gros travaux de rénovation (sièges, projecteurs, écran, son…). Parmi les travaux : l’entrée est déplacée, une nouvelle enseigne lumineuse est installée sur la façade. Le cinéma se dote d’une salle de projection correspondant aux nouvelles technologies : remplacement du projecteur, arrivée du Dolby stéréo, remplacement des fauteuils, informatisation de la vente des billets…

En décembre 1996, après 9 mois de fermeture pour travaux, Richard Bohringer et Philippe Boennec (Maire de Pornic) inaugurent la « nouvelle » salle.

2000

C’est l’ouverture massive des multiplexes (cinémas dotés de 8 salles ou plus) qui proposent de la multiprogrammation : un film passe alors jusqu’à 5 fois par jour tous les jours dans ces établissements ; la conséquence pour les petites salles est l’augmentation du nombre de séances pour obtenir les films d’actualité.  Des partenariats avec d’autres associations pornicaises se multiplient à travers les ciné-débats, des festivals, des tarifs préférentiels. Cet engagement associatif permet de stabiliser la fréquentation tout en gardant un prix de place très raisonnable.

En 2000, le cinéma se dote également d’une climatisation.

2010

Le cinéma se dote d’un projecteur numérique et de lunettes 3D

2013

Il devient de plus en plus difficile de proposer une offre cinématographique adaptée aux attentes du public, en adéquation à l’accroissement démographique de Pornic et du Pays de Retz et à la hausse du tourisme dans le cadre d’une salle unique.

C’est dans ces conditions que l’Association officialise son intention de déménager dans un nouveau lieu et de passer d’une exploitation mono-salle à multisalle.

L’association s’inscrit alors dansle projet d’une nouvelle zone d’activités destinée aux loisirs et au sport.

2013-2018

L’association défend et monte progressivement son projet, tout en recrutant progressivement des nouveaux bénévoles.

2018-2020

C’est la construction de la nouvelle zone d’activité, qui s’appellera Le Chaudron.

2020

Pour cause de pandémie (Covid 19) et comme tous les cinémas de France, le Saint-Gilles est contraint de fermer sa salle historique le 14 mars à minuit alors que l’ouverture du nouveau cinéma était prévue un mois après, le 18 avril.

1er juillet 2020

Le confinement est levé et l’association ouvre les portes de son tout nouveau cinéma 3 salles dans la zone du Chaudron et devient le 3ème cinéma associatif de Loire Atlantique à gérer un cinéma de cette ampleur.

Les caisses s’ouvrent, les bénévoles reprennent leur place, les projecteurs s’allument et les spectateurs reprennent progressivement le chemin du cinéma.

UNE NOUVELLE AVENTURE qui a été le fruit de beaucoup de travail acharné pour monter ce projet, dans un lieu plus confortable, mieux adapté, pour vous offrir un meilleur service, un plus grand choix de films et qui reste… ASSOCIATIVE !

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